Paris Metropole … de nuit


Nuit Blanche 09
octobre 23, 2009, 12:46
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Nuit blanche 09
Plan du parcours

L’évenement, un festival d’art contemporain nocturne ou l’ouverture de la ville à la nuit?

Banalisée en théorie par les urbains, la nuit métropolitane se révèle toujours aussi incertaine.
Ambiguïtés et contradictions d’une ville qui voudrait ne jamais s’arrêter de battre, surtout lors de cet évènement symbolique.
Tentative de désacralisation de la nuit vide et effrayante, de la ville endormie voire morte.
Preuve aussi que l’attention et la qualité des réflexions accordées à la nuit métropolitaine par les politques tend vers un étalement des caractéristiques diurnes.
A-t-on peur du noir?

La nuit serait le moment flou où le citoyen lambda, libéré de ses tâches socio-économiques, se laisse aller à l’errance dans ce territoire où les repères se perdent et surprennent. La nuit urbaine comme le dehors de la société dans le sens où celle-ci n’est plus vraiment active économiquement et où s’y aventurer n’a plus le même sens.
Pour la Nuit Blanche, la nuit sert de décor, de condition et l’art d’argument, de prétexte. Prétexte à faire vivre des espaces, des quartiers, des communes de manière privilégiée. Prétexte aussi, malgré lui, à un rythme relativement sacadé. Les oeuvres comme points nodaux et lumineux au flux des habitants devenus visiteurs. Le territoire lu aussi via ces déplacements. Là aussi les repères changent. Notamment quand la Ratp ne joue pas le jeu du prolongement diurne dans cette nuit urbaine, la consistance et la densité du festival font défaut. Le parcours en quadriptyque de la Nuit Blanche devient alors sportif, d’autant que le dernier quart de celui-ci représente la banlieue dans son ensemble. “Arrêt non desservi pour la nuit blanche” ou comment la question des transports dans ce système très ponctuel et zoné devient problématique.
Raison pour laquelle la tentative de la Nuit Blanche de s’ouvrir au Grand Paris a été sans grand succès. Ou bien serait-ce parce qu’est ancré dans la tête des habitants intra et extra-muros que c’est dans le coeur de la ville que tout se passe?
Le doute persiste qu’une peut-être sécurisante foule, qui se presse et se perd à titre encore exceptionnel autour d’oeuvres relativement lumineuses ou de stations noctilennes, soit une véritable victoire pour une conquête de cette encore sondée et sondable nuit métropolitane.






//// Nuit Blanche 09
octobre 15, 2009, 10:52
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Priscilla Monge - Untitled I

Priscilla Monge - Untitled II

Priscilla Monge - Untitled III

01 // Priscilla Monge // UNTITLED // Installation 2009

Place de la bataille de Stalingrad, 75019 Paris.

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” Née en 1968 à San Jose, au Costa Rica, où elle vit toujours, l’artiste Priscilla Monge pratique la photographie et réalise également des installations. Sur le mode de l’humour, l’ironie ou la provocation, elle interroge les notions de pouvoir et en débusque les traces jusque dans notre vie la plus quotidienne, poussant le spectateur à se positionner sur ce qu’il lui semble acceptable ou non. Face à la Rotonde de Ledoux, Priscilla Monge installe une pièce créée précédemment pour la Biennale de Liverpool en 2006.

Un terrain de foot à la pelouse verte invite chacun à shooter dans le ballon. Mais la surface volontairement accidentée du terrain rend la partie impossible et les règles du jeu inapplicables.Cette simple et unique altération suffit à modifier totalement la donne et engendre une déstabilisation qui force chacun à revoir sa position.

Ouvert de 19h à 7h.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site officiel de l’artiste

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Pierre Ardouvin - L'éclair dans la Nuit Blanche

02 // Pierre Ardouvin // L’ÉCLAIR DANS LA NUIT // installtion lumineuse 2009

Piscine de l’espace Pailleron, 32 rue Edouard Pailleron, 75019 Paris.

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“Inattendus, incongrus, des éclairs dans la nuit fissurent l’espace de la piscine Pailleron.

Ces failles lumineuses suivent un parcours en ligne brisée, élément perturbateur et décalé, entre apparition, rêve et fantasme et transforment notre rapport au lieu. En un geste un bras iconoclaste,  l’artiste français Pierre Ardouvin né en 1955, porte sa marque sur ce lieu très fréquenté du quartier, piscine patinoire et centre sportif. Maniant l’installation, le dessin, la sculpture, et la photographie, l’artiste indépendant et autodidacte aime à s’emparer, sous des dehors faussement désinvoltes, des archétypes de notre société.

La piscine est exceptionnellement ouverte et gratuite toute la nuit.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site du galeriste de l’artiste

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Xavier Veilhan

03 // Xavier Veilhan // LE PLONGEON // Light machine 2003

Patinoire de l’espace Pailleron, 32 rue Edouard Pailleron, 75019 Paris.

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“De près l’image semble abstraite, de loin elle montre la silhouette d’une nageuse. De jour, l’œuvre semble bidimensionnelle comme un tableau. De nuit, elle prend une troisième dimension. Glanée lors d’un entrainement de l’équipe nationale féminine junior de plongeon, la séquence filmique muette est transposée sur une trame faite de milliers d’ampoules jouant le rôle de pixels. Intrigante, fascinante s’il en est, grande machine lumineuse, le plongeon, oeuvre de 2003 issue de la collection du fond municipal d’art contemporain, trouve dans la patinoire de l’espace Pailleron, un cadre idéal. Une œuvre emblématique de l’artiste Xavier Veilhan (né en 1963) figure importante de la scène artistique contemporaine française.

La patinoire est exceptionnellement ouverte et gratuite toute la nuit.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site officiel de l’artiste

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Claude Closky

04 // Claude Closky // PLAYING GUITAR // installtion vidéo 2008

Gymnase Jean-Jaurès, 87 avenue Jean-Jaurès 75019 Paris.

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“Closky projette sur le sol trois photos cadrées par des barrières de concert.Provenant du Air Guitar, ces compétitions fondées sur des interprétations simulées de guitare électrique. Tournant sur elle même comme un vinyle, chaque projection entraîne une bande son. Aucun mouvement dans l’image, c’est l’image qui est en mouvement. Lorsqu’elle ralentie et se fige, la vitesse du son se réduit jusqu’au silence, le temps s’arrête pour laisser place à la figuration. Démonstration sans action, expression sans production, la représentation est un circuit fermé.

Claude Closky s’intéresse depuis longtemps aux signes qui l’entourent, les lettres, les mots, les images, ou les messages fonctionnels que nous croisons au quotidien avec une certaine indifférence. Ses dessins, textes, images, livres, tableaux ou installations vidéo, deviennent des surfaces de réorganisation de ces signes trouvés, et leur accorde la liberté d’un mouvement du sens, devenu moins autoritaire, souvent drôle, absurde et émouvant.

Ouvert de 19h à 7h.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site officiel mais étrange de l’artiste




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