Paris Metropole … de nuit


//// Nuit Blanche 09
octobre 15, 2009, 10:52
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Priscilla Monge - Untitled I

Priscilla Monge - Untitled II

Priscilla Monge - Untitled III

01 // Priscilla Monge // UNTITLED // Installation 2009

Place de la bataille de Stalingrad, 75019 Paris.

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” Née en 1968 à San Jose, au Costa Rica, où elle vit toujours, l’artiste Priscilla Monge pratique la photographie et réalise également des installations. Sur le mode de l’humour, l’ironie ou la provocation, elle interroge les notions de pouvoir et en débusque les traces jusque dans notre vie la plus quotidienne, poussant le spectateur à se positionner sur ce qu’il lui semble acceptable ou non. Face à la Rotonde de Ledoux, Priscilla Monge installe une pièce créée précédemment pour la Biennale de Liverpool en 2006.

Un terrain de foot à la pelouse verte invite chacun à shooter dans le ballon. Mais la surface volontairement accidentée du terrain rend la partie impossible et les règles du jeu inapplicables.Cette simple et unique altération suffit à modifier totalement la donne et engendre une déstabilisation qui force chacun à revoir sa position.

Ouvert de 19h à 7h.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site officiel de l’artiste

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Pierre Ardouvin - L'éclair dans la Nuit Blanche

02 // Pierre Ardouvin // L’ÉCLAIR DANS LA NUIT // installtion lumineuse 2009

Piscine de l’espace Pailleron, 32 rue Edouard Pailleron, 75019 Paris.

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“Inattendus, incongrus, des éclairs dans la nuit fissurent l’espace de la piscine Pailleron.

Ces failles lumineuses suivent un parcours en ligne brisée, élément perturbateur et décalé, entre apparition, rêve et fantasme et transforment notre rapport au lieu. En un geste un bras iconoclaste,  l’artiste français Pierre Ardouvin né en 1955, porte sa marque sur ce lieu très fréquenté du quartier, piscine patinoire et centre sportif. Maniant l’installation, le dessin, la sculpture, et la photographie, l’artiste indépendant et autodidacte aime à s’emparer, sous des dehors faussement désinvoltes, des archétypes de notre société.

La piscine est exceptionnellement ouverte et gratuite toute la nuit.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site du galeriste de l’artiste

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Xavier Veilhan

03 // Xavier Veilhan // LE PLONGEON // Light machine 2003

Patinoire de l’espace Pailleron, 32 rue Edouard Pailleron, 75019 Paris.

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“De près l’image semble abstraite, de loin elle montre la silhouette d’une nageuse. De jour, l’œuvre semble bidimensionnelle comme un tableau. De nuit, elle prend une troisième dimension. Glanée lors d’un entrainement de l’équipe nationale féminine junior de plongeon, la séquence filmique muette est transposée sur une trame faite de milliers d’ampoules jouant le rôle de pixels. Intrigante, fascinante s’il en est, grande machine lumineuse, le plongeon, oeuvre de 2003 issue de la collection du fond municipal d’art contemporain, trouve dans la patinoire de l’espace Pailleron, un cadre idéal. Une œuvre emblématique de l’artiste Xavier Veilhan (né en 1963) figure importante de la scène artistique contemporaine française.

La patinoire est exceptionnellement ouverte et gratuite toute la nuit.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site officiel de l’artiste

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Claude Closky

04 // Claude Closky // PLAYING GUITAR // installtion vidéo 2008

Gymnase Jean-Jaurès, 87 avenue Jean-Jaurès 75019 Paris.

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“Closky projette sur le sol trois photos cadrées par des barrières de concert.Provenant du Air Guitar, ces compétitions fondées sur des interprétations simulées de guitare électrique. Tournant sur elle même comme un vinyle, chaque projection entraîne une bande son. Aucun mouvement dans l’image, c’est l’image qui est en mouvement. Lorsqu’elle ralentie et se fige, la vitesse du son se réduit jusqu’au silence, le temps s’arrête pour laisser place à la figuration. Démonstration sans action, expression sans production, la représentation est un circuit fermé.

Claude Closky s’intéresse depuis longtemps aux signes qui l’entourent, les lettres, les mots, les images, ou les messages fonctionnels que nous croisons au quotidien avec une certaine indifférence. Ses dessins, textes, images, livres, tableaux ou installations vidéo, deviennent des surfaces de réorganisation de ces signes trouvés, et leur accorde la liberté d’un mouvement du sens, devenu moins autoritaire, souvent drôle, absurde et émouvant.

Ouvert de 19h à 7h.”

Programme de la Nuit Blanche 09

Site officiel mais étrange de l’artiste



Parcours d’Elise
janvier 10, 2009, 11:07
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Parcours 1

Parcours 1

J’ai vraiment ressentie la nuit blanche très différemment, en fonction du lieu. J’ai complètement été captivé par mon arrêt à Saint Ouen l’Aumône (95), le fait d’avoir commencé par cet espace si serein, si beau et captivant m’avait tout de suite plongée dans l’ambiance et j’étais encore plus pressée d’arriver à Paris, voir ce que la ville nous réservait comme surprise. Très vite déçut, principalement à cause du monde. Ces quartiers ne sont pas prévus pour accueillir autant de monde dans un temps aussi court.

La foule s'entasse pour rentrer, débordant sur la route et bloquant toute la circuliation

La foule s'entassait sur la route, bloquant toute la circulation...

Devant le parc des Buttes de Chaumont, la foule empiétait sur la route. Mais le fait, d’avoir autant de monde autour de moi m’a permis d’observer les pratiques des gens la nuit. Et je me rends compte d’une chose, je pense la plus importante : la nuit blanche n’est pas là principalement pour faire découvrir l’art aux parisien mais c’est un prétexte à une ballade nocturne, à prendre le temps de marcher sur un trottoir, seul ou accompagné sans être pressé, puisqu’on à toute la nuit (enfin en théorie, dans la pratique les choses sont parfois un peu plus compliquées). C’est une occasion de voir la ville sous un autre œil et de se permettre beaucoup plus de choses. Les gens parlent plus forts, rient d’avantages et surtout osent. Ils osent frôler le ridicule en chantant des chansons dans le métro, osent marcher de façon un peu étrange, juste «  comme ca ».  La nuit est un désinhibiteur de bien des complexes humains, elle cache les défauts physiques grâce à ses ombres. La nuit est en général synonyme de fête, d’ailleurs les gens sont mieux habillés, chaque nuit est une occasion d’être « exceptionnelle ». DESHINIBITION, je pense que c’est le mot que je retiens de cette nuit. La nuit, on mange différemment, on se fait plaisir avec une gaufre, une crêpe ou un américain merguez. La nuit on mange gras, sans honte,  en se disant que la journée ce n’est pas pareil. La police ne nous fait pas peur, je vois même quelque un la narguer en traversant un peu n’importe comment devant leurs yeux (énervés eux aussi par tout ce monde qui s’entasse à l’entrée du parc). La nuit on ose plus parler aux gens, et je me prends à expliquer tant bien que mal ce que l’artiste, avec ces parapluies a voulut recréer un champ de coquelicots à un homme complètement perdu devant cette accumulation.

Une petite fille dansait sur le carré rouge se moquant des regards extérieurs

Une petite fille dansait sur le carré rouge se moquant des regards extérieurs

La nuit est aussi un moment où l’on brave les interdits, et où les groupes de jeunes se posent, près de l’étang du parc passant outre les barrières. C’est comme si, toutes ces petites normes qui sont en générale bien respectées le jour, sont bravées avec envie la nuit.

Le voleur de parapluie...

Le voleur de parapluie...

L’espace urbain, n’est plus un espace où l’on passe mais où les gens s’arrêtent, debout, ou parfois assis et discutent. On remarque tout de même que les jeunes de 17 à 25 ans sont bien plus familiers à la nuit où ils ont leurs habitudes (se retrouver, apporter une bouteille, quelques amis). La nuit aussi, lorsqu’on est seule, dans une rue à l’écart, on n’est pas totalement rassuré, on guette les ombres au sol, on guette les bruits, on se sert moins de la vue et plus de nos autres sens, que l’on délaisse parfois le jour au profit de la vue.

Il est aussi intéressant de noter que la nuit, on ne se dirige plus de la même façon. Lorsque j’étais sur ce chemin à Saint Ouen l’Aumône, je ne me dirigeais non pas grâce au chemin de terre sur le sol mais je suivais la lumière des candélabres. Nos points de repères changent et c’est bien sur la lumière qui devient ce nouveau repère. Et ces lumières sont plus que présentes à Paris, je m’en rends compte pendant que je conduis, la journée, mon œil se balade inconsciemment sur les immeubles qui bordent la route (élève en architecture oblige..) mais là, j’étais totalement attirée par les lumières des snacks, grill, kebab et leurs enseignes lumineuses.

La nuit blanche a surtout été pour moi, outre l’expérience de la nuit tout court, un peu décevante quant à son organisation. On ne peut par prévoir une nuit blanche et ne laisser que deux lignes de métro toute la nuit. On aurait pu laisser les parkings gratuits. On aurait pu mettre en place d’autres installations, ou plus disperser celles présentes. On aurait pu mettre toutes les installations à l’extérieur évitant des files d’attente immenses et permettant à tous d’en profiter.

Cette nuit blanche manquait d’intimité.

Œuvre choisie : « les porteurs de son » de Agnès Caffier  ( Saint Ouen l’Aumône 95)

Je traverse un long chemin qui contourne l’abbaye, le long duquel se trouve une nouvelle installation. La encore peut d’éclairage, on ne sait pas trop ou l’on marche, j’aperçois des lampadaires tout au font, un point de lumière et machinalement je marche vers eux. L’installation, « les porteurs de son » de Agnès Caffier met en scène des sons de baleines à travers le chemin, dans les arbres. Tout en marchant on peut entendre les cris des baleines, comme des chants. L’imagination prend vite le dessue dans cette nuit noire et je me surprends à penser le vent comme le bruit des vagues qui accompagnent les baleines. Le chant des baleines se baladent même, puisqu’il est porté par des personnes.  On ne se trouve pas dans l’antarctique, mais on s’y plait à y croire, après tout la nuit blanche est aussi un prétexte pour se laisser allé aux rêveries quelle qu’elles soient.

Je pense que cette installation m’a plus parce qu’elle m’a plongée dans une situation inhabituelle, LE NOIR COMPLET, chose qui  est devenue très rare (dans les rues il y a toujours des candélabres, dans ma chambre on trouve les point lumineux d’un réveil, etc ). Cette expérience du « black out », inhabituelle avait la faculté de rendre l’instant agréable et un peu déstabilisante en même temps. Je pense que c’est un aspect de la nuit intéressant à développer, ce noir total qui peut faire peur parce qu’il représente l’inconnu, l’imprévu et qui pousse notre esprit à imaginer des situations invraisemblables mais que l’on penserait réelles la nuit…




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