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Parcours d’explorations
20h30 : Départ des Buttes Chaumont. On se perd, on dérive dans le parc au gré des installations lumineuses (le champs de lampes de bureaux, les messages géants, les lucioles du lac….). Foule dense de début de soirée. Toute la famille est là, les lardons chialent, les gens se bousculent, on peine à se déplacer. La foule entraîne les mouvements.
Après avoir longuement cherché la sortie, nous nous dirigeons vers le métro.
22h41 : Arrivées à Notre Dame, la foule tourne en rond. La queue est si longue qu’elle forme une file qui serpente, s’enroule, se croise. Sans vergogne, nous parasitons l’ordre établi. Un goulot se forme. Désorganisation, réorganisation.
A l’intérieur, ambiance fluo.
23h27 : Monoprix.
Le Starbuck rue Quincampoix ferme, la Nuit commence. La façade du Monoprix est couverte de meringue. Installation consommable, et consommée.
00h00 : Ligne 11 : arrivée aux Lilas, où on retrouve Louise et Cécile (et nous on les retrouve aussi) . On tatonne un peu, perte de repères. Le balisage de la nuit blanche est plus disparate. Les rues sont désertes, moment d’hésitation.
On pousse finalement la porte d’une petite salle de concerts indépendante où on assiste à la fin d’un concert. Ambiance plus intime, petite soirée entre intéressés : événement «off» de la nuit Blanche ?
2h00 : Métro ligne 11 de Mairie des Lilas à Arts & Métiers, puis Rambuteau. Déambulation dans le Marais de coins en recoins. Aux détours des rues, on découvre des installations vidéos. Dérive sans but. Errance parmi les foules qui errent encore dans les rues tortueuses du Marais, ponctuée d’attroupement autour des installations. A l’exemple, d’un Aux Blancs Manteaux : spectacle de danse contemporaine. Pause fatigue. Contemplation du spectacle entre réalité et mi-sommeil. Les danseuses prennent possession de la foule, interagissent avec, improvisent en fonction de ses va-et-vients.
4h00 : Passage Rive Gauche. On débarque dans l’église St Severin où on se pose avec la foule au milieu de l’installation sonore. Le temps s’arrête. Communion des êtres. Latence, fin de soirée. Calme contemplatif. Repos.
5h30 : Direction Jardin du Luxembourg. Fatigue générale. On s’assoie, attente sans but. Piste de danse disco vidée de fin de soirée, seule la boule à facettes perpétue son imperturbable mouvement rotatif. La foule se fige, s’enlise, s’atténue.
Après Nuit / Réflexions diurnes.
Ordres : La Nuit tout s’organise différemment.
Le piéton devient roi –> inversion des hiérarchies
Incohérence –> exemple du parvis de Notre Dame
Inversion des flux, banlieue-Paris
Espaces.
Individus réunis mais pas liés –> Strangers Gathering
Expérience spatiale non visuelle, mais sonore –> Eglise Saint Séverin
S’insérer dans un groupe –> Triton, Lilas en scène
Temporalités.
Danse contemporaine aux Blancs manteaux –> Moment de pause
Idée même de choisir sa Nuit blanche, de la vouloir, de la désirer. Importance du choix dans son appréciation du temps.



